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Magritte et le Surréalisme à la Belge


Etrange affaire


Sans le savoir, Bruxelles s'est métamorphosée comme l'oeuvre de Magritte. En rapprochant des objets inattendus, en dissociant certains éléments de leur fonction et, parfois aussi, en les dénaturant, la ville comme l'artiste provoquent une nouvelle lecture de la réalité.


Bruxelles est ainsi, surréaliste avant toute chose


A travers sa "zwanze", sa plaisanterie populaire. Dans les extravagances de son Atomium, monument et symbole de Bruxelles érigé pour l'Expo '58 ou de son Palais de Justice de Bruxelles.

Dans sa beauté entière, qui ne se livre qu'à petits pas. Je me laisse porter dans les artères de ce Bruxelles étrange dont les artistes des années 20 avaient fait leur port d'attache.


Magritte, aujourd'hui...


Ses peintures empruntent la réalité quotidienne mais elles en changent les paramètres. Les modifications d'échelles perturbent la hiérarchie des motifs, les qualités spécifiques sont altérées et les fonctions permutées.

Magritte parle à notre réalité et à notre surréalisme! Ressentez-vous, comme moi, à quel point la dérision de ses oeuvres ressemble étrangement à un état d'esprit typiquement bruxellois ?

Un nouveau musée lui a été entièrement consacré : Musée Magritte Museum à Bruxelles.
Sur 5 étages thématiques, ses peintures, œuvres, textes, interviews, photographies et correspondances seront dévoilées au grand public.


Précurseur...


S'il avait gardé sa ville natale, Ostende, au centre de son inspiration, James-Sydney Ensor se trouvait à Bruxelles comme en seconde résidence.

Voyez son " Entrée du Christ à Bruxelles " où il se révèle en observateur impitoyable, à l'ironie amère. Je suis troublé par son imagination originale, car elle est tournée vers des expressions fantastiques, proches de Bruxelles.

Qui nierait encore qu'Ensor ait été un précurseur du surréalisme ?